first_imgCancer : le lien avec les téléphones mobiles n’est pas avéréFrance – L’étude épidémiologique Interphone, dont l’objectif est de déterminer s’il existe une relation entre l’usage du téléphone mobile et les tumeurs, ne conclut pas à un risque accru de cancer pour les usagers. “On ne met pas en évidence un risque accru, mais on ne peut conclure qu’il n’y a pas de risque, car il y a suffisamment de résultats qui suggèrent un risque possible”, a déclaré Élisabeth Cardis, principale chercheuse responsable de l’étude. Chez les utilisateurs fréquents de téléphone mobile, les chercheurs ont pu mettre en évidence un risque de gliome 40% supérieur et un risque de méningiome 15% supérieur, la tumeur s’étant déclarée du même côté de la tête que l’habitude d’usage de l’appareil.Certains paramètres, notamment “les biais et les erreurs”, empêchent néanmoins de tirer des conclusions définitives.L’étude Interphone a comparé 2.708 cas de gliomes et 2.409 cas de méningiomes, 1.100 neurinomes de l’acoustique et 400 tumeurs de la glande parotide, à des cas de témoins sains âgés de 30 à 59 ans.Il a été mis en évidence que la plupart des sujets qui avaient déclaré ces maux n’utilisaient le téléphone mobile que 2 à 2h30 par mois. Seuls 10% du total des sujets utilisaient fréquemment leur téléphone au rythme d’une demi-heure par jour en moyenne.L’étude Interphone regroupe depuis 2000 les données de treize pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Danemark, Suède, Norvège, Finlande, Canada, Japon, Nouvelle-Zélande, Australie, Israël). Elle prend en compte l’intensité de l’usage, la durée des appels, l’ancienneté de l’usage, l’utilisation des kits mains libres, le fait de vivre en ville ou à la campagne, ou encore d’utiliser le téléphone en se déplaçant. Le 17 mai 2010 à 11:08 • Emmanuel Perrinlast_img